le blog de christophe massé

chroniques et informations.

mercredi 1 juillet 2009

Les enfants des Aubiers à l'atelier

2006_0115op0004 La clin des Aubiers le jour de la visite à l'atelier (dr 2009 angélique vindiolet)

J'ai eu la chance cette année de rencontrer les élèves de la classe d'intégration des primo-arrivants de l'école Jean Monnet des Aubiers à Bordeaux dirigée par Emilia Hernandez. Des enfants venus de la plupart des pays du Monde qui apprennent à lire et écrire le français souvent en un temps record. Habitué depuis quelques années à travailler avec des enfants autour de ce thème, j'ai eu la surprise de constater combien la motivation était importante et la joie de peindre un loisir à part entière. Dans leur classe, nous avons réalisé une séquence de travail autour de l'autoportrait. Ils ont continué tout le trimestre à dessiner, peindre et écrire une petite histoire autobiographique et au delà, ils continuent à travailler encore maintenant autour du magnifique travail plastique de Fernando Cometto. En avril dernier lors de l'exposition de Anne-Gaëlle Ponche, Sous La Tente, dans mon atelier, ils sont venus me rendre visite à pour la photographie souvenir. Zineb du Maroc, Doulfik de Mayotte, Hussein de Tchétchénie, Archimède de Mayotte, Clever de Madagascar, Jeancy du Congo, Mariola de Pologne (absente ce jour là), Slaveyka de Bulgarie, Fatima du Maroc, Nicolas du Chili, Mehmet de Turquie, Manuel du Portugal. Un grand merci à vous tous.

Pour des raisons personnelles, mon intervention n'a fait l'objet d'aucune rémunération. 

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mardi 30 juin 2009

Sous La Tente: Marlaine Bournel (remerciements)

untitlemarlaine_b marlaine bournel sous la tente 28 juin 2009 (dr cm)

En arrivant, au loin je vois une silhouette se détacher au milieu de la rue. Dimanche, il risque de faire assez chaud, ce qui contraste déjà avec la fraîcheur de l'atelier. La silhouette, celle de Marlaine Bournel qui est ponctuelle, m'apparaît maintenant en rouge et bleu. Nous installons les dernières petites choses, il est onze heures. Pour bien débuter un Sous La Tente, il faut cette petite dose d'imprévu. Aujourd'hui elle prendra les traits d'un jeune-homme fort mécontent de trouver dans nos démarches des signes blasphématoires. Même si l'intégrisme me hérisse le poil et je suis bien poilu, je ne suis pas dans cette démarche qui consiste à faire de la provocation avec l'art; ni dans ma pratique, ni dans les choix des travaux exposés chez moi. Je respecte les croyances. Il m'arrive d'aller à Saint-Martial passer du temps, pour prier à ma façon. Je vais dire que pour cette fois seulement mon calme est resté intact. (Si récidive il y a, coup de pied dans la bouche suivra dicton huit du code interne de Sous La Tente). La journée est passée ensuite comme ces défilés ou à contre-jour nous voyons apparaître tantôt des êtres connus, tantôt des personnages inconnus amenant chaque fois avec eux, la surprise. Cette vieille dame avec son caddie à roulettes fut une des belles surprises, elle joua l'adoption de chaussette à fond. Partagée entre amusement et besoin de rompre la solitude. D'un geste précis avant d'affronter la chaleur sur le pas de la porte, elle pulvérisa un peu d'eau sur son visage, me gratifiant ensuite d'une poignée de main puis d'un sourire adorable: "Je reviendrais prendre un café avec vous". Beaucoup ont raconté des histoires. La chaussette, ce fil d'art ou dard a relié les hommes pied contre pied. Marlaine Bournel assistée d'Anne Queguiner a mené, huit heures affilées, entretiens et consultations. Nombres de chaussettes furent adoptées; certains sont même partis sans (qu'ils se mettent impérativement en relation avec elle afin que le processus soit complet). Marlaine Bournel possède des signes extérieurs de finesse; l'univers qu'elle construit autour de son petit monde artistique est en doses. Elle est de ces femmes qui proposent un visage radieux et perplexe à la fois, dans lequel nous creusons volontiers pour trouver le chemin. Insouciance programmée, le tambour de sa machine est bourré de sentiments, il tourne dans le bon sens. Elle essore vigoureusement et ne laisse pas de place, autant que j'imagine au hasard bienveillant qui semble suivre ses traces. Rincé par son énergie, je me sens après cette dixième tente, remonté à bloc. Ce qui n'est pas le but, mais pourtant mes remerciements iront là aussi.. à Marlaine Bournel pour son enthousiasme à faire un des beaux Sous La Tente, à Anne Queguiner pour sa participation active au projet. Aux visiteurs, adopteurs, adoptistes, à ceux qui ont refusé d'adopter et qui sont venus, aux artistes qui suivent le projet. Aux enfants qui courent sur la queue de l'hippocampe, à l'Atelier ( Carine et Malvina), aux projets d'été. Le temps presse. Vive l'Art !         

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samedi 27 juin 2009

Sous La Tente: Marlaine Bournel et les Sous La Tentistes

La présentation de Marlaine Bournel sera la dixième Sous La Tente à Bordeaux ce dimanche 28 Juin 2009. Dix: les doigts des mains.. ou des pieds... Le ton est maintenant donné. Les Sous La tentistes qui ont participé reviennent dire bonjour et donner de leurs nouvelles. Chaud au coeur. Je commence à avoir d'autres projets avec certain(e)s d'entre-eux/elles. Rejoignez la fédération indépendante pour la création d'instants ponctuels et alternatifs.

Vive la désobéissance héroïque !

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lundi 15 juin 2009

Sous La Tente: Marlaine Bournel

marlaine

Christophe Massé

présente

Sous La Tente

Marlaine Bournel

Le Songe de Chaussette

Dimanche 28 Juin 2009 de 11 à 20h

28 rue Bouquière

33000 Bordeaux (France) 

Marlaine Bournel: Exactement là où cela ne devrait pas se passer. En défaiseuse; entre situation et expression. Une histoire de chaussette dans un Monde d'orphelins.

" Dans une société structurée, J'ferai des chaussons et des balais " François Béranger

Se fier aux premières lueurs du soleil n'est pas dans notre actualité. Si nous entrons dans le cheminement intérieur de Marlaine Bournel en poussant la porte franchement pour proposer une rencontre; c'est la société du spectacle, comme un seau plein d'eau qui vous tombera sur la tête. Son travail rassemble ces fameux ingrédients, qui de la performance à l'installation, du mime au cirque, de l'idée à son développement, du débat télévisé au match de catch font d'une histoire informelle; un instant, poétique, politique & social, auquel vous pouvez participer. En se débarrassant, se défaisant serait plus juste, de la panoplie d'étiquettes et de codes, elle tente dans son maelström organisé, de mettre le point oméga sur toutes les lettres de son alphabet intérieur. Une réussite ? Pourquoi aujourd'hui devrions nous accepter encore dans l'ordre: 1° de recevoir une invitation 2° d'aller voir l'exposition 3° de regarder 4° de boire des verres juqu'à la renverse 5° de parler aux ami(e)s et de repartir ? Pourquoi devrions nous dans ce spectacle de la société, être obligés encore et toujours de se retrouver dans la peau du collectionneur, de l'alcoolique, du badaud, de l'officiel ou des quatre à la fois ? Pourquoi l'art ne se trouverait-il pas; ni dans la rue qu'il infeste, ni au musée qui ne le canonise plus, encore moins dans un lieu pour lequel on le destine et qui aujourd'hui satisfait le plus grand nombre, mais bel et bien dans cet aller-retour solitude entre ces derniers et d'autres lieux plus incongrus, blottis aux frontières des maux et des envies cachées. Changer la donne, montrer du linge dans la galerie et le laver là, pendant que l'on exposera de la peinture au lavomatic est une des milliers de belles idées que Marlaine peut confier comme ça au détour d'une conversation. Elle pose alors ses poings sur ses hanches et continue ses explications comme si tout le Monde pouvait être d'accord. Parler de politique jusqu'à et pendant la crise, quand sa performance va bon train, avec des gens qui ne comprennent pas vraiment ce qui se passe est cocasse. Marlaine convie des êtres sans les convier et d'autres sont invités pour la cause. Elle tourne autour du pot et d'Emmaüs, elle quête dans ces collectes improvisées, elle ramasse des vêtements. Car disons le tout de suite, le linge est une passion. Une de celles qui enferme et libère en même temps. Use et attendrit l'entourage. Une de celles qui, transformée, métamorphosée en cheminement artistique conduit à l'élaboration d'une oeuvre originale à base de peaux d'humanité et de sentiments. Il faut parler, échanger et participer. Elle regarde l'art comme on scrute un parti politique à travers une structure souple et légère comme une longue vue de pirate. Elle analyse, une société à sauver, à comprendre serait plus juste. J'ai toujours admiré les êtres qui arrivent à travailler sans le concept, ni la théorie, mais en conservant le côté intriguant et l'aspect luisant de la manufacture de quelque chose de réel, d'encombrant, d'indigeste et d'en rire au troisième degré. L'énergie fait partie de l'intérêt que nous apporte la dépense. Nous allons Sous La Tente entrevoir un volet nouveau de ce qui va relier les étapes précédentes entre-elles. Les étapes de la genèse de Bournel et celles de Sous La Tente projekt. L'alternative entre le temps des "choses inédites" posées sur le rebord et l'utilisation complète du lieu pour montrer qu'une  participation au présent, un jeu du parti d'en rire, sérieux jusqu'au bout des orteils change le Monde des marcheurs. Nous nous sommes tous à un certain moment de nos vies, retrouvés devant le tambour d'une machine à laver, un panier, une armoire, dans lesquels une chaussette attendait l'autre pour filer ensemble vers deux pieds. Nous nous sommes tous pensés super fort un jour: Putain ! que c'est moche des pieds avec des chaussettes dans des sandalettes. Vous allez enfin pouvoir trouver et en exclusivité mondiale Sous La Tente, la possibilité de faire adopter et d'adopter une chaussette. La démarche est sérieuse, il y aura sans doute des comptes à rendre et des explications à fournir. Nous avons choisi un dimanche pour cela. Un jour pour la création officiellement loufoque d'une Société des Chaussettes Orphelines. Marlaine Bournel vous convie. Venez vous débarrasser, offrir, poser, confier, déposer,  vous soulager et constater que l'art contemporain à un certain niveau est une aventure; comme un voyage du coeur vers la voûte. La santé par les plantes en quelque sorte. Christophe Massé, 12 Juin 2009.

                                                                     

Le projet s'organise en 5 actes 

le parti d'en rire

1 - l'annonce pour une collecte-recontre(mail et flyer)

2 - l'accueil à la permanence

3 - attente pour situer son identité sur une fiche, et par rapport aux autres, présentes sur le mur.

4 - bureau d'adoption avec prise de vue de pieds, (toujours important de prendre son pied !) et laver son linge sale en famille. Étendre mes nouvelles orphelines comme on étend son territoire.
Remise d'une carte/certificat de donneur de chaussettes.

5 - sortie avec possibilité d'adopter une orpheline étiquetée, chouchoutée. L'adoption est plastique, esthétique, un partage, une position, un engagement, une proposition, une organisation, une commune, une partie de rires, le parti d'en rire.
possibilité d'obtenir avec un certificat d'adoption et une oeuvre plastiquée.

Marlaine, chiffonnière au présent

Bonjour à tous

La chiffonnière prend son service ! Pour un songe de chaussettes.(je ne sais pas s'il s'agit d'un service rendu, gratuit, inoffensif..)

Face à cette situation inacceptable de laisser à l'abandon en nombre les chaussettes célibataires, je décide de créer un orphelinat pour ces laissés pour compte de notre vie quotidienne!

Par avance je vous remercie pour elles.

1 - trier les tiroirs, les   armoires, les cartons, les  sacs, les placards, pour certains les poubelles.

2 - extraire les chaussettes .

3 - placer les orphelines dans un contenant adapté à la quantité et à vos envies.

4 - les placer dans un endroit confortable sec et chaud de préférence.

5 - les traiter avec beaucoup d'égard, (après tous ces mois de transparence, elles en ont besoin)

6 - il serait souhaitable de les rassurer quant à leur devenir.

7 - cet alinéa vous est totalement libre, et vous laisse différentes
options ;

soit en me les confiant dans le dit contenant.

soit en les conservant encore un peu, peut-être n’êtes vous pas encore prêts à vous séparer de vos orphelines.

Soit…là c’est à vous de voir.                                                                                                 8 - cet alinéa s'adresse à celles et ceux qui choisissent de me confier
leurs orphelines.

Notez sur votre agenda la date de la première permanence officielle de ma

société des chaussettes orphelines 

le 28 juin 2009. Notez l’adresse, prenez le temps de situer, sur un plan de préférence, au 28 de la rue Bouquière à Bordeaux. Veuillez vous y rendre, seul ou accompagné, (de préférence avec vos orphelines), de 11h à 20 h. C’est une rue fort agréable pour une promenade dominicale.

Je vous remercie de l'attention que vous portez à ces solitaires. Elles vous en seront très reconnaissantes.

Dans l'attente, qui va me paraître longue je vous l'assure, des nouvelles de vos chaussettes.
Je vous salue, merci la vie.

Marlaine Bournel

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dimanche 7 juin 2009

Perpignan: Nouvelle donne

rugby_big J'étais au vernissage de l'exposition Off-Set à laquelle je participe avec dix autres artistes (ouverte encore aujourd'hui dimanche jusqu'à 18 heures) sur le cours du Médoc. Une bien belle soirée. Monocouche se produisait pour un petit concert improvisé avec des invités surprises ! Le dernier Punk nous a gratifié d'une de ses splendides prestations, dont lui seul à le secret. Pendant ce temps les Catalans remportaient le bouclier de Brennus. Je n'ai pas une seule seconde imaginé la liesse qui devait envahir le pays de Gnan. 55 ans après sa dernière victoire, l'USAP est champion de France de rugby à XV. Titi qui ne se sépare jamais de son drapeau à la tête de Toffer était bien présent au Stade de France. J'ai pu dormir sur mes deux oreilles un peu enflammées par le son de la bouillante marmite des monocouches. A Perpignan, il ne reste plus qu'à bien voter aux (re)municipales et changer d'air et de chaussettes...

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mardi 2 juin 2009

Sous La tente: Anne Calmels (remerciements)

DSCN1009 Anne Calmels lisant José Luis de Juan (dr2009)

Anne Calmels est arrivée à Bordeaux par le train du soir. Nous nous retrouvons sur le quai N°1. Nous allons passer deux jours pour se dire peut-être qui nous sommes. Dans les interstices là où parfois le je ne sais quoi retrouve le presque rien, je cherche à exprimer Sous La Tente, entre autre, l'idée que chaque humain peut, dans l'état où il se trouve, donner dans un contexte particulier, quelque chose de lui pour rien. Défendre cette position Sous La Tente demande aujourd'hui, plus qu'hier; la volonté de se tenir hors du cadre, depuis que le cadre est devenu à mon avis, surtout chez les indépendants, quelque chose de très flou quand à ses bordures. Elles n'existent plus et sont comme les cauchemars du matin; ces sables mouvants... à l'horizon la guillotine. Tant rentabiliser tout le temps est devenu obsessionnel et ne pas s'en faire pour ça.. comme se fourrer un rasoir dans les yeux. Je me complais de mon côté à les rendre apparentes, plus visibles encore, et je m'attriste en même temps autant que je m'en délecte.. de cette amertume.. celle en premier de voir le temps presser autant. Il y a quelque chose dans l'individualité qui se voit, un sentiment touchant. Les humains veulent se regrouper toujours pour voir et dire, comprendre, entendre, sentir et éprouver l'émotion que l'autre doit éprouver au même moment. Anne a accroché deux peintures sobres sur papier d'emballage épais, pas bien découpé, volontairement. Deux belles peintures qui tiennent ici le coup dans ce dénuement des possibles de la mise en scène. Elle fait de la peinture à plat sur la table de la cuisine, déroule, peint, déchire, dîne et recommence deux jours plus tard en rouge et blanc; deux peintures sobres, deux corps et fragments de corps qui s'extirpent d'une envolée. Elle travaille avec les doigts, masse en quelques minutes la surface et s'arrête. Ensuite il n'y a plus rien. Un corps, une anthropométrie, un filet rupestre à Lascaux. Je m'étonne toujours des liens qui se font. Là, les arts-martiaux rejoignent le rouge des fils des oeuvres de Rustha-Luna. En regardant Anne Calmels je retrouve des mimiques de ceux qui sont passés ici et dans son travail, la gestuelle simple et précise comme dans les peintures des années 80 de Cathy Juanchich ; elle aussi fervente d'art martial. Le lien du Sous La Tente passe par l'individu, son travail et cette ressemblance étrangère. Dans la journée les personnes qui entrent ne sont pas les mêmes que la fois précédente, mais certaines sont revenues et aujourd'hui le seul devient le sceau qui s'inscrit pour dire là ce jour là uniquement pour quelques-uns. Un petit club mais pas composé des mêmes personnes. Quelque chose qui célèbre l'individu et la parole. Aurai-je raison de penser: c'est un rêve ? Sous La Tente ne va pas accueillir plus qu'il n'en faut. Le passage se fait, un jour peut-être. J'ai perçu l'ombre d'un des beaux artistes bordelais et dans la tradition aussi j'ai attendu qu'il dise le premier et quelques autres aussi sont venus comme on va au cimetière faire une visite.  La lecture des oeuvres de José Luis de Juan fût un moment tendre et intime. Un presque huis clos. Dans la beauté des échanges, nous sommes ravis de penser que les propositions faîtes conduiront à un nouveau projet. C'est aussi cela un laboratoire. Une couveuse dans laquelle un individu peut dire à un autre je te suis, en silence.

Merci à Anne Calmels. Son premier ouvrage paraîtra chez Flammarion à la rentrée prochaine. Je lui souhaite aussi toute la merveilleuse persévérance que demandera ce travail pour une collection littéraire chez Philippe Picquier et pour laquelle elle me semble si motivée. Merci aux visiteurs. A mes collègues d'atelier qui suivent le projet avec un oeil parfois goguenard, incrédule et paniqué mais toujours solidaire.

La soirée bière Sous La Tente le 28 juin est annulée; il y aura une exposition de Marlaine Bournel à la place. Vive l'art le temps presse.      

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samedi 30 mai 2009

Les Girondins de Bordeaux sont champions de France de football

socourt_117 Un truc que j'adore vraiment, c'est rester dans un coin du jardin sous les étoiles avec un verre de vin à la main et écouter les clameurs au loin. Demain assez tôt, j'irai peut-être ramasser des canettes écrasées pour ma collection. J'ai juste une pensée pour les joueurs et l'entraîneur avant d'aller faire une partie de dames. 

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mardi 26 mai 2009

Ecrivain de l'Ombre Chez Trama Editorial (Madrid)

sombra_web_trama La couverture du livre Escritor en la Sombra d'Orlando de Rudder

Trois titres parus dans la collection Délirien que je dirige chez Pierre Mainard éditeur, et la joie de voir l'un d'entre-eux aujourd'hui traduit en espagnol et édité par la maison d'éditions Trama Editorial à Madrid. Il s'agit d'Ecrivain de l'Ombre d'Orlando de Rudder; un texte savoureux qui relate à travers une multitude d'histoires cocasses et bien réelles la cruelle et passionnante activité de nègre.

Sumario:
Una mujer necesita dar testimonio de su paso por este mundo, un hombre despechado ansía desahogarse, un estudiante se ve obligado a hacer legible el colofón de sus años universitarios; estos son algunos de los personajes a los que dará voz el negro protagonista de esta obra. Su labor consiste en escribir por encargo aquello que le soliciten: novelas, memorias, tesis, libros de autoayuda, de cocina o de artes marciales. ¿Un escritor se escribe a sí mismo? ¿Escribe para encontrarse, para encontrarse con los demás, para estar en el mundo? ¿Tiene voz propia o siempre habla por medio de otros, sean estos personajes ficticios o reales como es el caso de nuestro negro? ¿Existe alguna diferencia entre el autor, el escritor y el narrador? Esta pregunta esencial sobrevuela a lo largo de este magnífico y lúcido ensayo, escrito en un tono entre cínico y ponzoñoso, rebosante de humor y de la felicidad que proporciona saber utilizar en «estado de gracia» la mayor herramienta de la que hemos sido dotados los hombres: la palabra. Palabra que jamás es inocente y, por tanto, fiable. Orlando de Rudder, narrando su periplo profesional como negro, nos sumerge poco a poco en una reflexión que no por muchas veces planteada deja de ser inquietante ¿dónde está nuestra voz? Nacido en 1950 y doctor en historia de la Edad Media, lleva a cabo una prolífica actividad de creación y desarrollo de talleres de escritura, fundamentalmente dirigidos a los adultos y trabajadores por toda Francia. En 1983 publicó su primera novela, La Nuit des Barbares, y desde entonces ha editado más de 30 obras no sólo literarias, sino también ensayos literarios, diccionarios… Escritor en la sombra plasma su larga experiencia como «negro» en la industria editorial. Como él mismo afirma: «Sí, lo verdadero es mentira. Defensores de las transparencias aplicadas, de las realidades consumibles, todo un pueblo de ‘escritores en la sombra’ sirve de alimento a los lectores».

www.tramaeditorial.es   

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jeudi 21 mai 2009

Anne Calmels va lire et planter des corps Sous la Tente

Perou_20001 Perou_20002 anne calmels peintures 2009 dr

Je n'ai vu qu'une seule fois Anne Calmels. Elle a ce jour là, dans une librairie parisienne, vêtue d'un kimono, lu des extraits de Tatami Pop le journal japonais de Nadia Porcar. Plus tard pour prendre nos pouls, nous nous sommes envoyés des petits e-mails. Et un jour j'ai su qu'elle pratiquait le judo, qu'elle peignait, qu'elle traduisait des ouvrages. Nous avons opté pour nous rencontrer sur le terrain de la peinture et de la littérature. La présentation d'une seule de ses peintures, peut-être d'autres, Sous La Tente va faire partie de l'aspect que je souhaite développer: le fruit de la rencontre fortuite vers des champs inconnus. Le terrain vague dans lequel il faut planter le décor et s'éloigner. Elle vient par là comme une évidence dans les moments de la vie ou nous devons nous retrouver pour dire là qui et ce que nous sommes. Et le corps dans la peinture est fait pour le dire ou le montrer. Comme Anne-Gaëlle Ponche, Anne Calmels ne pratique pas la peinture en premier. Elle fait d'autres choses, dirige une collection littéraire de polar chez Philippe Picquier, traduit de l'espagnol des ouvrages, travaille dans l'édition et réalise des livres pour la jeunesse. Elle écrit et se passionne. Elle nous proposera des extraits de L'apiculteur de Bonaparte un roman de José Luis de Juan°, merveille d'intelligence, dont elle a réalisé la traduction (éditions Viviane Hamy) et de ce brillant auteur majorquin, venu en résidence à Bordeaux en 2003, elle lira aussi des poèmes inédits. Une rencontre à plusieurs têtes pour plusieurs chants.

°José Luis de Juan est né en 1956 à Palma de Majorque. Plusieurs de ses ouvrages sont disponibles en Français, on citera Les Souffles du temps (éditions Viviane Hamy), Se souvenir de Lampe (Seuil)    

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mercredi 20 mai 2009

Lézards Zélés présentent Off Set pour Art Chartrons : une exposition pour jeter l'encre

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Pourquoi faudrait-il s'arrêter d'imprimer ? Pourquoi tirer ses dernières cartouches serait-il une corvée ? Pourquoi ai-je  le chic me dis je, pour me retrouver sur une si jolie affiche, en compagnie de neuf artistes aussi talentueux. Off Set: Franck Garcia doit y être pour quelque chose. Les Lézards Zélés ont aligné sur le papier une belle équipe de créateurs. L'exposition sera, il ne faut pas avoir peur de le dire, le temps fort de ce nouveau parcours des Chartrons (je plaisante ! il y en aura d'autres). Elle va faire, à n'en pas douter couler beaucoup d'encre.. Comme pour Artyshow et après trois participations; La balade des Chartrons sera la der pour moi (je me réserve comme Johnny le plaisir d'y revenir sous pseudonyme..).

Dans l'ancienne imprimerie CaZabonne, cours du Médoc, à l'angle des Quais, dans un lieu complexe mais pas compliqué, qui offre une multitude de recoins et de possibilités les Lézards Zélés confrontent les oeuvres de Jo Brouillon, Franck Garcia, Claude Buraglio. Habitué à voyager à trois sur le siège conducteur en première classe, ce tandem à trois places sans strapontin explore en as du partage, la peinture mutante à six mains; Fernando Cometto dont j'ai apprécié l'exposition à la bibliothèque de Grand-Parc: 1° pour le choix du lieu, 2° pour les petits totems à l'entrée; Richard Cerf avec lequel je me fais une joie d'exposer, car c'est un des grands bordelais, que l'on découvrira quand il sera mort.. mais pas tout de suite ; Mike Palace de cette génération qui à l'air d'avoir bu du Richard Kern dans le biberon.. pour en faire en plus chic autre chose;  Etna Corbal dont je connais mal le travail mais dont j'ai entendu le plus grand bien, comme dans un cabinet de curiosités où la parole rebondit sur les murs; sa majesté Martial Bécheau dit le champignon/homme, qui va j'espère nous mettre un création sonore aussi intense que son merveilleux Roland D20, afin que l'on s'évade du calendrier; enfin Marlaine Bournel dont on va bientôt reparler, étant donné qu'elle inaugurera en petite pompe et chaussette une centrale/centrifugeuse chiffonnière, projet jusqu'à maintenant confidentiel mais qui devrait offrir à Bordeaux une place mondiale dans le domaine de l'adoption "plastique"... Je vais pour ma part dégainer une installation aux cadres et cartons désuets comme chaque fois jamais montrée à Bordeaux. C'est bien lâché.. reste plus qu'à imprimer en Off Set pour changer de la ronéo... Vernissage Samedi 6 juin, en l'absence des rotatives une tenue correcte ne sera pas exigée.

Les pièces que je vais présenter pour l'exposition Off Set proviennent du Journal de La Traversée (7) Une Série de travaux sur un même thème. (Elle regroupe des techniques différentes de travail, liées à mes préoccupations plastiques, sonores, éditoriales pour des installations pour un parcours d'expositions ici à Bordeaux, en France et à l'Etranger en 2009/2010.  Le journal de la traversée se terminera en Avril 2010 au Kunsthaus Rhénania pour une exposition double au CD studio et Hiroko Gallery à Köln. (voir kunst aus einer anderen perspektive 5 arte) 

"Je suis né au bord de la Méditerranée en 1961. J'ai toujours, depuis mon jeune âge, pratiqué la peinture et écrit. Je ne fais que ça. L'autobiographie et l'autoportrait sont devenus des instants et leur permanence un raccord ou un lien pour exister. Aujourd'hui, je vis à Bordeaux ma ville d'adoption, comme je me plais à le dire. J'ai rajouté l'organisation d'expositions (Sous La Tente), un atelier (rue Bouquière), la direction d'une collection littéraire (Délirien/Pierre Mainard) et un blog (Chroniques et informations) à ces passions. Le tout fonctionne autour de la rencontre, du lien, de ma passion pour l'art et la littérature. Je développe un travail maintenant avec les enfants toujours autour de la personnalité et de la manière d'appréhender sa propre identité. La poésie prend depuis peu le pas sur d'autres formes d'écriture et je me dirige aussi vers un travail en collaboration avec d'autres personnes en besoin, en souffrance. Mon travail plastique est politique, sociologique et esthétique, voir décoratif. Celui littéraire est poétique, philosophique, polémique. L'art sous ses formes institutionnelles et mercantiles ne m'intéresse pas. Je travaille cependant sur ce paradoxe qui consiste à livrer mon combat artistique comme un marathon, où l'important n'est pas de participer avec des chaussures fluorescentes et un sponsor sur le dos. En vivre d'une certaine manière, dans la bordure du cadre. J'ai exposé depuis 1979 en Europe et dans le Monde, dans des centaines de lieux alternatifs et indépendants. Je suis plus contre que pour. Depuis 2000, mon éditeur (courageux) est Pierre Mainard."

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