le blog de christophe massé

chroniques et informations.

vendredi 18 juillet 2008

Sous La Tente (informations)

liopm_001

"Sous La Tente" est en fin de construction.

Le programme 2008 et premier semestre 2009 est désormais pratiquement bouclé. Des "extras" sont prévus pour conserver une marge de manoeuvre pendant les mois d'hiver quand le temps sera nuageux et au printemps pour annoncer la douleur.

En Septembre Charlie&William présenteront un travail inédit.

Renseignements. Sous La Tente: 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France) Mobile: 33 (0) 679 56 61 33

Posté par autoportrait à 12:00 - ramender/chro des informations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 14 juillet 2008

Aurélie Diard: Un journal (3)

Ploiest Ploiest (Transylvanie) photographie Aurélie Diard (droits réservés)

Envie de te dire,

Que je me demande encore si c’est le bon moment. Si c’est maintenant ou si j’attends mon prochain tour. Jamais évident de savoir ce qu’il faut dire à ses parents, à ses amis, à son ami. Et puis ça me fait peur. On a beau avoir connu le départ de quelqu’un, l’absence étrange, celle qui donne une boule au ventre. Mais on reproduit la même chose. Peut-être pour sentir un petit peu ce que cette personne a senti. Serai-ce une forme de jalousie ? De challenge ? De vengeance ? Ou de simple envie ?

Et puis j’ai envie de te dire les questions que je me pose et pourtant cela ne se fait pas. J’aimerai te dire que j’aurai aussi la gorge serrée quand l’avion décollera. Que j’aurai l’envie de courir quand je penserai trop à toi ou encore les jambes vidées quand je t’aurai au téléphone. Mais pour l’instant je n’en sais rien. Envie de te dire que je ne fais pas ce choix non plus par hasard et que je te mentirai si je te disais que ce n’est pas pour prouver des choses à certains. Je sais que cela me vaudra d’être parfois perdue et que certains m’en voudront de pleurer parce que j’ai de la chance. J’en suis consciente mais peut-être craintive. Je suis incapable de te promettre des choses alors je ne peux pas me promettre non plus à moi-même. Je ne sais pas à qui je penserai, ce que je penserai et qu’est ce qui me fera penser.

Envie de te dire que je ne regrette pas ce choix que je ne fais que pour moi. Je sentirai le mal, je sentirai le bien. Je demande encore des conseils à chacun, comme pour me rassurer, me préparer. Mais on n’est jamais préparé à quoi que ce soit : les choses nouvelles surprennent.

Peut-être est-ce là le bonheur.

Posté par autoportrait à 18:00 - d'ailleurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une Libération.. Ingrid Betancourt & les vagabonds du 14 juillet

attention_larme

Bien entendu ! La libération (Madame Betancourt) d'un être emprisonné est toujours un moment magnifique.

Il y a en France des êtres à libérer aussi sans doute. Peut-être cette libération aurait pu se passer de commentaire, de couverture de magazine et de toute une obscénité qui ne donne pas un sentiment de justice.  J'ai le sentiment d'être enfoncé, avec moi les misérables.. encore plus dans nos tanières et notre solitude... Le juste prix de cette Libération est certainement lié à l'infortune de sa médiatisation comme à celle de sa récupération. Je ne peux m'empêcher, de la même façon que lorsque je vois la fête du 14 juillet de me demander si cette poignée de millions d'euros comble vraiment quelqu'un et est-ce que les "choses de la vie" pourraient elles se passer sans feu d'artifice..   

Il était magnifique, surtout son ombre au dessus de l'asphalte dans le soleil de quinze heures. Son bras tendu vers son chapeau, perdu au milieu de la chaussée. Une jambe repliée.. en équilibre quelques secondes sur l'autre... jambe.. et il est tombé de tout son long, sur le goudron. Les voitures passaient à côté de lui. Personne n'est sorti de l'une d'entre elles pour le secourir. J'étais à pieds, j'observai la scène de loin en me pressant. Je suis las et j'ai du mal avec tout ça maintenant... Las comme un type qui ne peut plus respirer. J'ai relevé l'homme. Un bel homme entre deux âges, vêtu d'un costume en tweed épais. Un homme couturé de partout. Un homme à la tête explosée plusieurs fois. Le résultat des chocs précédents sans doute. Une tête comme un melon cicatrisé qui m'arrache des tristesses enfouies. J'ai ramené l'homme tordu vers un banc. Je suis allé cherché son chapeau et ses bouteilles. Des grandes bouteilles de trois litres. Je lui ai donné des biscuits, qu'il a mangé en me souriant. J'ai posé une Gitanes sur son genou et une autre dans son manteau. J'ai pensé encore que notre système n'était qu'une grosse crapule. Cet homme sera mort bientôt, au milieu des autres hommes. Et personne ne sera là. 

Posté par autoportrait à 16:19 - liage/chro des instants - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 9 juillet 2008

Un ouvrage pour la convention des Assédic 2008 Bordeaux/lac

capu_008 Esméralda Travé, la conceptrice de l'événement m'a apporté l'ouvrage édité autour des interventions plastiques en marge de la Convention des Assédic 2008. En quelques mois seulement la réalisation d'un beau travail de synthèse, permettant de faire le lien et de laisser une trace forte. Dans le catalogue est présenté les étapes de la journée pendant laquelle un groupe de plasticiens venus d'horizons divers (professionnels et étudiants) a pu s'exprimer librement en développant ses idées, tout en créant une oeuvre originale qui illustre les ateliers du colloque. La conception graphique (Sophie Auriol) du catalogue est sobre, claire, vivante et... sur du papier recyclé. Cette démarche offre la possibilité aux Arts-Plastiques d'être considérés comme de vrais outils de coordination entre des thèmes parfois éloignés, comme d'aborder de façon plus (ré)créative l'aspect de la communication interne à une entreprise. Les textes de présentation des artistes ont été conservés dans leur intégralité et toutes les oeuvres sont reproduites, pour un résultat proche de l'esprit général: "Agir, partager, construire"; une formule symbolique qui peut aussi s'appliquer à certains artistes. capu_009 "Quand une entreprise s'ouvre à son environnement social et invite l'art à transcrire ses enjeux" Christian Depardieu (directeur)

merci à msb d'avoir proposé ma participation pour ce projet.

Posté par autoportrait à 11:41 - ramender/chro des informations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 6 juillet 2008

Artyshow3: Tous les dimanches du Monde

capu_004 .. du Monde... tellement de Monde.. des envies, du déballage, de l'emballement, de la discussion, du troc, du don, de l'achat, de l'échange; des sourires, des petites tapes dans le dos, des baisers, des bisous, des enfants, des lumières, des critiques, des compliments, des questions.. peut-être des réponses. Arty ne se prend pas le Show, ni le chou, ni l'artichaut. Vite et bien. Personne ne donne l'impression d'être en trop. Certains jouent le jeu tellement à fond qu'ils ressemblent à de vrais marchands des quatre saisons. Du Monde encore plus de Monde que les deux dernières fois.. Normal ! la mayo est en train de prendre et les Capucins sont dans le coup comme à London, Barcelona ou Amsterdam.. un vrai marché de l'Art. Intense, passionnant. Bravo à Kirten Lecoq. Organiser n'est pas la part la plus facile, mettre en relation non plus, tenir le cap, garder les ami(e)s et surveiller dans son dos. Kirten tu as le copyright d'une belle manifestation dans ta poche revolver.. expérience à rendre encore plus populaire, encore plus qualitative... et orchestrer la relève.. pour ma part j'arrête là (heureux) la belle aventure.. finir en beauté.. rien de plus agréable... Un, deux, trois.. le chemin est long qui méne vers le pays d'Odin. Merci.

J'ai adoré les boulots de Joss Burke dont je ne me lasse pas, ceux des tandems: Brouillon/Garcia, William/Charlie, la grosse pêche du poissonnier Franc, les poissons de Luc Villard, le petit air pensif de Vodka Rabine et de Jean-Martial Esteve, la fusée de Krapo qui est partie dans les étoiles, le collier d'ogresse bis répétita de Régine Azéma, d'être à côté d'un  inflammable en partance pour les îles... les petits papiers cousus main d'Isabelle Hautefeuille. J'adore mon acquisition Nord/Sud, les quelques tranches de salami du buffet, le vin de Reverdy et le petit présent de Franc Thibault. Je crois que c'est tout.. mais on a vite fait d'oublier quelque chose.. c'est dans l'air du temps. Oublier c'est vivre avec les meilleurs souvenirs.       

Posté par autoportrait à 22:38 - ramender/chro des informations - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 2 juillet 2008

Aurélie Diard: Un journal (2)

le_soleil Le soleil à Bordeaux (photographie aurélie diard 2008 droits réservés)

Le soleil

Quand on dit que sans soleil, on perd le moral.

Cette sensation étrange quand il te réveille le matin, tu l’aperçois à travers les volets. T’a fais exprès de les entrebâiller la veille. Tu voulais être sûre de sa ponctualité. Et puis quand tu ouvres les yeux il est en face de toi et te voilà le cœur bouillant d’envie d’aller le voir de plus prés, dehors. Alors tu prépares ton petit-déjeuner et il t’attend toujours. Il reste dans ton dos le temps de boire ton thé et il se soucie de garder au chaud ta brioche grillée. Tu as ouvert ton lit et le soleil remplit de lumière tes draps pour que ta prochaine nuit soit remplie d’étoiles. Et puis tu passes ta journée à travailler mais il te regarde. Il ne te fait pas trop de mal pour ne pas que tu perdes courage à ta tâche. Mais il reste suffisamment présent pour te parfumer la peau. Tu reconnaîtrais cette odeur de soleil parmi d’autres. Celle qui donne envie de frotter ta peau à celle de ton homme pour partager ce moment de plaisir. Le soleil qui te garde les idées heureuses et qui te fait sourire au moins une fois dans la journée. Ce soleil que tu ne veux jamais quitter : tu ne sais jamais s’il reviendra demain.

Je me souviens du soleil qu’on a connu à deux. Quand on oubliait d’entrebâiller les volets : trop épuisés de la journée. De ces heures à brûler nos corps sous cet être immense et à regretter de ne pas s’être méfié de lui. Je me souviens du sable qu’il a séché sur nos pieds : ça salissait la voiture. De toutes ces glaces qu’on a jamais pu déguster car le temps pressait. Je me rappelle quand tu me demandais de te gratter dans le dos  quand le soleil l’avait rendu rouge écrevisse.

Je n’oublie pas le soleil. Je l’appelle à me rejoindre tous les jours.

Je voudrais que même loin de toi il reste dans mon ventre, comme pour ne jamais baisser la tête face à la froideur de ces instants qui m’attendent.

Je ne veux pas quitter ce soleil qui m’est vital : celui que tu détiens dans tes yeux quand tu me regardes

Posté par autoportrait à 13:32 - d'ailleurs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 29 juin 2008

Sous La Tente (Rustha Luna): Remerciements

rustha_020 rustha luna "sous la tente" 2008 (photographie cm)

Le soleil, samedi. Un grand soleil. Toujours difficile d'arriver quelque part quand la veille c'est le rhum qui a décidé de l'heure de l'endormissement. A dix heures, j'ai imaginé que les gens seraient tous partis vers l'océan tellement le temps était propice à l'évasion. Mais pour certains l'espace de quelques minutes, quelques heures la liberté fût de venir voir les deux oeuvres de Rustha Luna. Cette première exposition Sous La Tente a tenu ses promesses (un dialogue autour d'un travail). De la visite régulière tout au long de la journée et en l'absence prévue du vernissage habituel en ces circonstances; la discussion autour des oeuvres montrées fût permanente et dans le sens de ce nous souhaitions apporter Rustha et moi: Un éclairage particulier. Des "choses" positives autour de ces deux très belles pièces.

Merci à Rezo-net d'avoir posé mon texte à la une de son portail, à Sud-Ouest pour la petite annonce, aux nombreux sites qui relayent sans relâche les informations en Catalogne, en Allemagne, et partout dans l'hexagone, aux ami(e)s qui suivent et me font penser à ces papiers en forme de silhouette que l'on découpent, enfant, et qui forment une guirlande interminable; aux belles présences Richard Cerf, Aline Ribière, Tony Cabrefigue, Patrick Rabiller, les ami(e)s du Pérou, d'Amérique Latine et d'ailleurs, Anne-Karine Péret et bien d'autres..

Un grand Merci à Rustha Luna d'avoir accepté cette invitation et d'essuyer les plâtres.. avec professionnalisme, humour et émotion. Bon vent à ce merveilleux travail, et longue vie au sourire de l'exil, à la présence de cette personnalité de femme sur terre.

à Carine Tarin & Malvina Lawrie (partie avec ses bijoux à Montalivet sur le Marché des Arts) pour leur patience et leur enthousiasme pour le projet Sous La Tente 

rustha_016 Rendez-vous le 28 septembre Sous La Tente.. à moins que Juillet ou Août ne soit propice à un spécial, j'y pense déjà..

 

Posté par autoportrait à 19:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 28 juin 2008

Artyshow3/Kirten Lecoq: Les envahisseurs des Capucins; le Marché des artistes.

artyshow_mass_

Troisième édition d'Artyshow. Le dimanche 6 juillet. Kirten Lecoq récidive; elle convie les artistes à partir à l'assaut de la Trémie centrale du Marché bordelais des Capucins. Les anciens invitent un artiste de leur choix. Kirten ne souhaite pas d'élitisme; fidèle à l'idée d'art pour tous avec le plus de qualité possible, elle propose une formule libre tirant les arts-plastiques vers un autre public, pour tenter aussi en une matinée ce lien entre la rue et l'art. Pour couper la Poire en Deux (ce fruit tête et fesses, ce fruit du dialogue en forme ) je vais apporter une peinture et un totem (Pas de Soldes). Je suis en ce moment sur la tête partagée, celle qui retrouve lentement dans le matériau.. la peinture. Du dedans, avec un autre geste de peindre, puis deux et trois.. 

J'ai demandé à Charlie Devier d'accepter mon invitation. Il est d'accord. Ceux qui ne connaissent pas le travail de ce jeune artiste doivent impérativement se rendre compte.

Cette année aussi une belle brochette de créateurs de tout poils de pinceau, de vidéo, d'installation et surprise..  D'isidore Krapo à Joss Burke en passant par Jean-Claude Delannoy, Franck Garcia, Thibault Franc, Chantal Russell, Luc Villard, Régine Azéma, Vodka Rabine sera présentée.

Soyez Capucins.

   

Posté par autoportrait à 23:59 - ramender/chro des informations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 27 juin 2008

Rustha Luna (Sous La tente): Samedi 28 au 28 rue Bouquière à Bordeaux

tapissol rustha luna (droits réservés 2008)

De 10h à 21h aujourd'hui samedi 28, l'artiste Rustha Luna inaugurera Sous La Tente (le programme d'expositions et de rencontres proposé par Christophe Massé au 28 rue Bouquière à Bordeaux) en présentant des oeuvres inédites. Il n'y aura pas de vernissage, juste une relation de curiosité entre un public et le travail d'un créateur tout au long d'une journée. L'artiste sera présente à certaines heures. Comme à chaque instant de la vie, il peut se passer quelque "chose" je vais veiller à rendre ce moment autant convivial qu'enrichissant..

Seul, allongé les yeux perdus dans ce grand ciel du soir. Seul, rejoint par une présence; nos yeux alors inondés par un lac de lumière irisée, délicatement rehaussée comme sur les peintures des grands Fauves, par d'obscures pointes de noir; martinets emportés dans la luxure des lointains courants.

L'exposition ne sera visible qu'aujourd'hui.

Posté par autoportrait à 23:59 - ramender/chro des informations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 24 juin 2008

Perpignan: Au centre de la terre (2)

gnan_010 La porte d'entrée de la maison de mon adolescence au 23 rue du puits des chaînes à Perpignan (mai 2008)

Pour Lefre

Je te vois mon vieil ami, planté sous le balcon. Les pieds serrés dans tes santiags interminablement grandes et pointues, ta petite barbiche brune de mousquetaire et la gitanes aux lèvres, un filet de fumée t'irritant le blanc de l'oeil. Je nous vois partir côte à côte vers le centre-ville en nous racontant les dernières histoires de notre petite histoire. Je reviens dans ce quartier comme dans le tien, en pèlerinage, chaque fois que je passe par Perpignan. Et je ne croise que des images de nous.

Nous construisons ses vies qui un jour disparaissent et nous reconstruisons ailleurs sans fondation, avec passion, sans importance, avec persévérance. Nous nous battons contre l'incompréhension et le sentiment d'impuissance, nous traversons les terres brûlées, revenons à la case départ dans les pas des uns pour raviver les songes. Nous n'avons pas la vérité, ni raison et nous enculons de moins en moins de mouches, pour tenter d'atteindre un jour l'essentiel d'une vie de passage. Sois heureux m'avait écrit Léo Ferré. J'ai conservé ces deux mots pour les donner aux jeunes gens que je croise sur ma route. Tu te souviens mon vieil ami, nous avions vingt ans sur la queue de l'hippocampe dans l'azur vers New-York City. Nos casseroles sont allées au bord des falaises, nous avons planté la tente en regardant l'océan. Notre Amérique pour toi est devenue je ne sais pas trop quoi.. mais plus celle de Kafka quand même et pour moi cette plume qui trace sur les murs des villes la tête adoptée à laquelle je reste lié. J'ai aussi adopté une petite tête bien vivante, mon bonheur, qui sera mon dernier combat et une de mes trois dernières raisons de vivre. Notre course dans le vent, le soir dans les ombres froides de l'hiver et la gorge pleine de poils des étés brûlants saupoudrés de sable rouge venu du Sahara. Avec le rire des filles dans notre dos, quand notre pas léger nous conduisait vers les dunes amoureuses.

   

Posté par autoportrait à 03:58 - liage/chro des instants - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »